Les prédateurs

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L’aigle,
Photo de : Michael Rumiz

Pour cette article, je vous propose quelque chose d’un peu plus généraliste : les prédateurs. Il en existe de toutes sortes, de toutes les tailles et sont représentés dans tous les règnes animaux, reptiles, mammifères, insectes, crustacés, poissons. Fascinants, ils ont été une source d’inspiration sans fin pour l’homme, et ça se comprend! Adaptés, adaptables, ce sont de magnifiques animaux symboles de puissance et synonymes d’efficacité.

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Une mère féroce qui protège ses petits . Comme l’ourse, la tigresse est plus petite que ses congénères mâles. Ces derniers représentent un danger : l’envie pourraient les prendre de tuer les petits pour que la femelle soit à nouveau en chaleur et faire d’autres petits mais avec ses gènes cette fois-ci!
Photo de TVD Photography

Mais ils ont souvent mauvaise réputation. On les voit comme des tueurs… C’est effectivement ce qu’ils sont. Peut-on juger un animal sur des valeurs morales humaines?  J’ai déjà abordé cette question, assez succinctement, dans de précédents articles (Mante Religieuse notamment). Je crois que non. Un animal ne tue pas pour le plaisir. Il tue par nécessité. En effet, avant de tuer un autre être vivant, il faut d’abord l’attraper! Cela représente une débauche d’énergie qu’un animal ne peut se permettre : gardons en tête que la priorité absolue d’un animal est  la survie. Sa survie à lui, tout d’abord : comment survivre s’il s’épuise à tuer pour le plaisir et finit par mourir d’inanition d’être trop fatigué pour ne nourrir ou échapper à un autre prédateur? Et la survie de l’espèce ensuite. Il doit absolument se reproduire, et assurer la survie de ses petits. C’est une priorité absolue, et cette activité aussi demande énormément d’énergie.Il faut les nourrir, les cacher, les protéger, mais aussi les éduquer et faire en sorte qu’ils deviennent de bons petits prédateurs autonomes et indépendants.

 Les prédateurs sont donc des animaux tuant par nécessité de survie. Mais leur environnement a besoin d’eux aussi. En effet, ces animaux servent à réguler la population de proies vivant sur leur territoire. Ce sont des régulateurs, jugulant les épidémies en éliminant les individus malades,  et protègent la végétation en réduisant le nombre de « mâchouilleurs d’herbes », et en forçant les troupeaux à changer de spots de nourritures. Hyper dépendants de leur milieu, sont d’excellents bio-indicateurs. Quand le prédateur se porte bien, c’est que les proies aussi. Tout est une question d’équilibre, et la nature est bien faite!

Rôles et fonctionnement des prédateurs  :

On l’a vu, les prédateurs sont d’abord des régulateurs. Tout d’abord, ils permettent à la sélection naturelle de suivre son cours : seuls les proies les plus vives, les plus robustes et les plus rusées échappent à les assauts, s’échappent… Et se reproduisent. Les prédateurs éliminent les créatures malades et jugulent les épidémies : elles n’ont pas le temps de se répandre.

Mais leur rôle de régulateurs va plus loin que ça. Ils changent le paysage lorsqu’ils sont là, en protégeant les végétaux des troupeaux trop gourmands. Par exemple, la réintroduction des loups dans le parc naturel de Yellowstone a changé le cours de la rivière. Les loups ont réduits le nombre d’individus dans les troupeaux de brouteurs. Ces derniers sse sont déplacés pour échapper à leurs prédateurs… Et des végétaux ont repoussés près de la rivière, tenant mieux les berges et évitant les effondrement. Ces nouveaux végétaux ont attirés d’autres animaux, et ces derniers ont, à leur tour attiré d’autres prédateurs. Je vous invite à regarder cette excellente vidéo de quatre minutes relatant cette incroyable métamorphose, avec des images superbes :

Certains prédateurs sont même hyper spécialisés dans la chasse d’une seule, voire deux, espèces. Souvent, il s’agit même du seul prédateur de la-dite espèce! Par exemple, certaines guêpes sont les seuls prédateurs naturels d’un autre espèce de guêpe qui pond ses œufs dans les bourgeons de châtaigniers. La guêpe prédatrice en mange les larves.

Stratégies :

Le guépard. L'animal terrestre le plus rapide! Un corps taillé pour la course.  Photo : TVD Photography

Le guépard. L’animal terrestre le plus rapide! Un corps taillé pour la course.
Photo : TVD Photography

Comme chasser demande beaucoup d’énergie, il faut optimiser le processus! Cela demande de peaufiner sa stratégie et des armes bien affûtées. Certaines stratégies sont plus viables que d’autres. Par exemple, les guépards sont capables de faire des pointes à  110 km/h! C’est très impressionnant… Mais ce félin dépense tellement d’énergie, malgré un cœur et des voies respiratoires plus développées que ceux des autres félins, qu’une fois la proie abattue, il est trop fatigué pour défendre sa pitance contre les charognards. Après plusieurs chasses ratées, il peut même être trop épuisé pour chasser à nouveau. A l’inverse, le crocodile met ses fonctions vitales en pause la plupart du temps… Jusqu’à ce qu’une proie passe à proximité. Et là, alors que seuls les organes vitaux étaient alimentés jusqu’à présents, son débit sanguin change, tout comme les organes alimentés par ce dernier. Cette incroyable machine à survivre est alors prête à se propulser hors de l’eau grâce à sa queue puissante, à saisir sa proie dans sa gueule gigantesque et à la déchiqueter en un mouvement de tête.

photo ours marche tranquille ours brun grizzly foret

L’ours est un formidable lutteur. Ses pattes avant agiles et puissantes, une gueule énorme et un poids impressionnant… Rajoutons à ça un légendaire caractère lunatique et irascible, et voilà un animal parfaitement imprévisible, passant de l’état nonchalant à violent en un instant.
Photo de Gigi50

Il existe ainsi plusieurs stratégies de chasse, mais toutes reposent sur la même stratégie du « par surprise ». Qu’on traque sa proie ou qu’on chasse à l’affût, on finit toujours par être très proche d’elle, invisible… et à s’en saisir à toute vitesse. Certains animaux utilisent leur incroyable puissance musculaire, des griffes énormes ou tout ça à la fois pour assommer la proie et procéder tranquillement à la mise à mort. C’est le cas des ours, par exemple. D’autres comptent sur le travail d’équipe et une forte cohésion sociale, comme les loups, les lionnes ou les orques. Les oiseaux de proies comptent sur une vue sur-développée, des serres puissantes et une agilité de vol sublime à observer.

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Aigle en vol : le sens du vent, l’équilibre… Un système de vol sophistiqué, dont la portance est assurée par les ailes, la direction par la queue en éventail. Un aérodynamisme fabuleux que les technologies de pointe ont du mal à imiter.
Photo d’Alannah Hawker.

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Une réflexion sur “Les prédateurs

  1. Il est vraiment bien celui-ci! J’aime beaucoup ton explication sur leur instinct de tueur. Ca remet les choses à leur place, d’une certaine manière. On a tendance à oublier que les animaux ont des impératifs qu’on a du mal à comprendre en tant qu’humain 🙂 Sinon les photos sont superbes, j’ai découvert les galeries des photographes, tu as beaucoup de goût!

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